Alcool & Alcoolisme

L'alcoolisme est un fléau mais pas une fatalité. Aidons ceux qui souffrent à trouver une solution.

17 juillet 2008

L'acceptation.

L'acceptation est une étape très difficile pour un malade alcoolique.

Accepter que l'on est alcoolique.
L'alcoolique ce n'est pas que le pauvre gars, chômeur, SDF, sur son banc avec son litron de rouge. L'alcoolique peut être aisé, avoir une vie familiale, sociale. Bref, c'est monsieur tout le monde.

Accepter que l'on ne peut plus boire une seule goutte d'alcool.
C'est ce qui a été le plus difficile pour moi. Moi qui aimait le goût de l'alcool et savourer sans modération toutes sortes de breuvages alcoolisés, ne plus jamais y toucher fut une résolution assez pénible . Mais sachant où cela me menait, j'ai dû me résigner non sans un goût amer dans la bouche...

Accepter le regard des autres.
Alors, aussi bizarre que cela puisse paraître, le fait d'arrêter de boire peut déranger certaines personnes notamment des proches. On peut vous regarder avec dégoût lorsque vous avaler des quantités phénoménales d'alcool, mais une fois que vous ne buvez plus une seule goutte on vous regarde également comme un extra-terrestre. Décidément, ils sont fous ces non-alcoolo :o)

Accepter d'être alcoolique à vie.
Bon, un jour à la fois, on ne va pas se prendre la tête avec ça!

Allez, maintenant, dites-moi, ce que vous n'arrivez pas à accepter...

Posté par alcoolhic à 21:25 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


09 juillet 2008

Je m'appelle Alcool

Je suis plus fort que toutes les armes du monde ensemble.
Je tue davantage que toutes les balles de fusils, je détruis davantage de familles que les bombes les plus lourdes.
Partout je voyage, partout je détruis : dans les maisons, en rue, dans les usines et les bureaux, même sur les mers les plus lointaines.
J'arrive à détruire plus de gens que toutes les guerres.
Je n'épargne personne et je trouve mes victimes parmi les pauvres et les riches, les jeunes et les vieux, les faibles et les forts, les illettrés et les savants. Les veuves et les orphelins me connaissent.
Je travaille sans jamais prendre de repos.
Je me cache partout et c'est sans bruit que je fais mon travail de sape.
Partout j'apporte la maladie, la destruction, l'humiliation, le désespoir et la mort.
Cependant, personne n'essaie de me vaincre.
Jamais je ne donne quelque chose, toujours j'essaie de tout enlever.
J'écrase et je détruis tout sur mon chemin.
Je suis le plus rusé pour arriver à voler des millions dans toutes les bourses.
Je m'appelle " ALCOOL ".

" Ceinturon " - janvier 1982

J'aime bien ce texte, il est si vrai. Mais le plus rigolo, c'est que beaucoup de gens disent que c'est vrai, car ils ne peuvent faire autrement, mais c'est pas pour cela qu'ils se remettent en question.
Ça me fait penser à l'environnement, plus personne nie l'évidence, on part à la catastrophe écologique avec le réchauffement climatique mais peu de gens sont prêts à faire un petit effort personnel...

Posté par alcoolhic à 13:58 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 juillet 2008

Peut-on guérir de l'alcoolisme?

J'entends souvent des divergences au sujet du terme de guérison de l'alcoolisme. Certains disent que l'on ne peut pas guérir, d'autres se disent alcoolique guéri ou en voie de guérison, etc.
Je pense que c'est juste une histoire de terme.
Je serais toujours un alcoolique dans le sens où, si reprends une goutte d'alcool, je repars dans l'enfer que j'ai connu, ce qui me conduira certainement à la morgue plus tôt que prévu.
Par contre, aujourd'hui, je suis libre de choisir de boire ou de ne pas boire. Il fut un temps où je ne pouvais pas concevoir de ne pas boire. Donc, je peux m'estimer guéri de la dépendance alcoolique à partir du moment que je ne consomme pas.

En début d'abstinence, je ne voulais surtout pas me considérer guéri, et la raison est simple. Dans mon esprit tordu, je me serais dit: "Puisque je suis guéri, je peux repicoler comme tout le monde" et c'est pas vrai. Mais il fallait que j'apprenne à me connaître et surtout que je sache réellement ce que c'est que l'alcoolisme.

Par contre, dire que l'on ne peut pas guérir peut être dangereux car une personne ayant un problème d'alcool risque de se décourager. Si je ne peux pas guérir, à quoi ça sert que j'essaye d'arrêter??
Donc, attention au vocabulaire.

Aujourd'hui, je peux dire que je suis guéri de l'emprise de l'alcool du moment que je n'y retouche plus. Par contre, je resterais toujours un alcoolique car je ne pourrais jamais contrôler ma relation avec les boissons alcoolisées.
Je suis guéri dans le sens que je peux mener une vie normale, comme tout le monde. Mon univers ne tourne plus autour d'une bouteille.

Que vous vous considériez comme guéris ou pas, peu importe du moment que vous n'y touchez plus!

Posté par alcoolhic à 14:23 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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