Alcool & Alcoolisme

L'alcoolisme est un fléau mais pas une fatalité. Aidons ceux qui souffrent à trouver une solution.

26 juin 2009

La rechute.

La rechute est ce qu'il peut arriver de pire à un alcoolique abstinent.
C'est pour cela que je ne supporte pas d'entendre que "cela fait partie du rétablissement" ou que "cela fait grandir".
Bien sur, il ne faut pas lapider le rechutant mais il ne faut pas non plus banaliser cette rechute.

D'abord qu'est-ce qu'une rechute ?

La personne qui s'alcoolise en sortant d'une cure n'est pas en rechute puisqu'elle a été enfermée et surveillée pendant 5 semaines. Pour moi, elle n'a pas arrêté.

Celui qui reprend de l'alcool après quelques jours, quelques semaines ou même quelque mois alors que chaque journée ou chaque heure qui passait il pensait à l'alcool, il n'avait que ça en tête, il n'est pas en rechute. Il a"tenu" le plus qu'il pouvait et il a rebu car il n'en pouvait plus. Il connaît maintenant sa limite sans alcool.
Vers la fin de mon alcoolisation, je "rechutais" de cette façon toutes les 12 heures car je ne pouvais plus passer plus de 12 heures sans boire.

Pour moi, le rechutant est celui qui a retrouvé une vie normale sans alcool. Quelqu'un qui à réussi à vivre un certain laps de temps sans boire malgré les aléas de la vie, en étant heureux d'être séparé de ce poison et pour une raison, souvent précise, retombe dans l'engrenage.

Les raisons sont aussi multiples que le nombre de rechutant.
Cela peut être une dure épreuve de la vie (deuil, séparation...), une dépression, un ras le bol, l'arrêt d'un traitement, etc...
Mais j'ai souvent constaté que nombreux rechutant son ceux qui ont oublié qu'ils étaient alcoolique. Au bout de quelques années d'abstinence on peut se dire que l'on peut boire "comme tout le monde". Et là, paf, c'est la dégringolade et malgré les nombreuses expériences des autres, on veut essayer par soi-même avec toujours la même conséquence.

Certains ne se relèvent jamais d'une rechute ou sont psychologiquement très affecté, d'autres en meurent.

Franchement, je ne sais pas comment je pourrais réagir. Je dis souvent que je n'aurais pas le courage de repartir de zéro et j'espère sincèrement ne jamais pouvoir répondre à cette interrogation...

Posté par alcoolhic à 14:05 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Pas facile en effet... Se mettre au jardinage à fond est une bonne solution.

Posté par Forum jardinage, 04 juillet 2009 à 13:26

Exact !

Je suis tout à fait d'accord avec ton analyse, une fois n'est pas coutume pour ce qui concerne l'alcool.
J'ai souvent haussé le ton en entendant "c'est pas grave" "l'essentiel c'est que tu sois là" "la rechute fait partie de la maladie" ou d'autres phrases du genre...
Moi, je prône "rien ni personne ne vaut que je reprenne la première goutte d'alcool"
Dans ma vie d'aujourd'hui, après plus de 14 ans d'abstinence, le plus important est encore le fait "alcoolzero" : pas une seule goute, ni en liquide, ni dans la bouffe, ni dans les médocs.
Je sais aussi que mon pire ennemi en la matière, c'est moi-même : c'est moi qui ai toujours pris le verre, personne ne m'a jamais forcé ! Je me dois de rester vigilant si je veux continuer à jouir de la vie, cette vie que j'aime aujourd'hui.
Sobrement,
Bernard

Posté par Bernard, 28 juillet 2009 à 17:59

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